L’actrice principale MYRIEM AJJEDOU se confie à : AL JALIYA NAYDA.
Le tournage d’une coproduction Belgo-Marocaine à Molenbeek fut l’évènement de l’ été dernier.Ce Ae commune bruxelloise à majorité marocaine est, comme il plairait souvent à son Bourgmestre Monsieur Philippe Moureaux de dire et de le répéter : Molenbeek est une commune marocaine, on ne peut pas dire le contraire. En effet, c’est pour les besoins d’un film, que mons ieur HASSAN BENJELLOUN, le cinéaste marocain a débarqué avec son équipe de production : acteurs, techniciens, etc. Nous n’étions pas au courant, c’est par hasard que nous avons rencontré les acteurs principaux de ce film. Evidemment, nous n’avons pas résisté à l’envie de savoir plus, curiosité journalistique oblige, nous avons réussi à interviewer la jeune actrice principale dont voici les propos :
Q/ Votre carte d’identité ?
R/ Myriem AJJEDOU, 25 ans, célibataire.
Q/ Vos débuts au cinéma en tant qu’actrice ?
R/ D’abord avant le cinéma, je suis passée par le théâtre. Très jeune j’ai eu l’opportunité d’intégrer le théâtre pour enfants, avant de rejoindre la troupe « ACADEMA » de Marrakech. En plus de ça, j’ai pu participer à plusieurs stages et ateliers. Pour ce qui est du cinéma, j’ai joué des petits rôles dans des feuilletons et téléfilms dont un du cinéaste Hassan BENJELLOUN que je considère comme le premier homme du 7° Art et qui m’a découverte. Et pour preuve, il m’a confié le premier rôle du film qu’on vient de tourner ici en Belgique.
Q/ à propos de ce film tourné en Belgique, l’histoire consiste en quoi ?
R/ Si je te raconte l’histoire, tu ne vas pas voir le film au cinéma (RIRE). Non, D’abord, c’est une histoire d’amour d’un couple qui rêve d’aller vivre à l’étranger, mais vu les difficultés d’immigrer en Europe, il a fallu immigrer d’une manière clandestine. Le mari d’abord, puis la femme six mois après. Seulement, la femme est tombée entre les mains de la MAFIA, et les cauchemars commencent. C’est un mélange entre des faits divers et de la fiction. Je suis sûre, même certaine, que beaucoup de couples ou de femmes en particulier, s’y retrouveront dans ce film.
Q/ Dans quelles condi:ons s’est effectué le tournage ?
R/ Dans un climat bon enfant, vous savez, avec HASSAN Benjelloun, nous travaillons en famille, car le bonhomme a l’art et la manière de vous le faire sentir, sans oublier la présence, oh combien précieuse, de la chaleureuse productrice RACHIDA SAADI.
Donc les conditions étaient excellentes. Ce fut l’idéal pour tourner un film.
Q/ Et du côté Molenbeekois ?
R/ Dans ma nature je ne joue pas avec les sentiments, mais là à Molenbeek je ne me suis jamais sentie en tournage en dehors du Maroc. Il y’avait de tout pour se sentir chez soi. D’ailleurs je tiens à remercier les habitants et tous ceux qui nous ont aidé, de près ou de loin, vraiment sympa, y a rien à dire.
Q/ Vous pouvez nous citer les noms des autres acteurs du film ?
R / Bien sûr. Alors, il y avait
AMINE ENNAJI, ABDERRAHIM EL MENIARI, YOUSEF ALJONDI, ASMAA KHAMLICHI.
Q/Si vous n’é:ez pas actrice, qu’est ce que vous aurez aimé devenir ?
R/ Rien d’autre, le cinéma c’est tout.
Q/ Des Hobbies ?
R/ STYLISTE DE MODE.
Q/ Le dernier film que vous avez vu au cinéma ?
R/ Le voile d’amour: (HIJJABE ALHOB) il y a longtemps. La musique : Le classique OUM KALTOUM, NAIMA SAMIH, HAYANI, FARID, etc.
Q/ Votre regard sur le phénomène musical actuellement au Maroc comme
le Rap par exemple ?
R/ Nous sommes un peuple d’avenir. Et chaque génération s’exprime à sa manière. Quant au Rap, le Rock ou le Reggae ce sont des formes d’expression et un espace libre.
Q/ A vous de vous exprimer, s’il y a des choses qu’on n’a pas pu évoquer dans ce;e interview ?
R/ Je lance un appel aux marocains du monde pour encourager le jeune cinéma marocain et merci.

Réalisé par
Aziz BELCAID
azizlopinion@yahoo.fr